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Il y a 40 ans... La centrale nucléaire de Tchernobyl et le réacteur n°4 en feu vus par le satellite SPOT 1.
Extrait d'une image acquise le 1er mai 1986. La résolution au sol est de 10 mètres. Mode panchromatique.
Copyright CNES.
Un simple essai technique qui dégénère...
Il y a quarante ans, le 26 avril 1986 à 1h23 du matin en Ukraine, le réacteur n° 4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl explosait accidentellement lors d'un essai technique.
L'accident entraîna la destruction complète du réacteur n° 4, un incendie difficilement maîtrisé et la propagation de matières radioactives à très grand distance, notamment en Europe. Classée au niveau 7 de l'échelle INES, la catastrophe eut d’importantes répercussions sur la santé des populations.
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Centrale de Tchernobyl : décontamination après après l’explosion du réacteur 4 en avril.
Crédit image : atomically speaking / CC BY-NC-ND 2.0
Ce triste anniversaire est aussi l’occasion de se souvenir des débuts d’une aventure plus réjouissante : le démarrage opérationnel du premier satellite SPOT. Lancé le 22 février 1986 et toujours en cours de recette en vol au moment de l’accident, le premier satellite d’observation français fournit des images du site de Tchernobyl et confirme l’ampleur des dégâts, alors que les soviétiques diffusent les informations au compte-gouttes.
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Caractéristiques de la première image panchromatique de l’accident de la centrale de Tchernobyl acquise
par le satellite SPOT 1 le premier mai 1986. Copie d’écran du catalogue Geostore d’Airbus Defence en Space
Une image qui change la donne en observation de la Terre
Avec sa résolution de 10 mètres, SPOT 1 livre des images qui font le tour du monde. Contrairement à celles des satellites espions, elles sont publiables. C’est réellement un événement marquant et fondateur qui illustre tout le potentiel de l’observation de la Terre commerciale.
Plusieurs articles du blog Un autre regard sur la Terre reviennent sur la catastrophe de Tchernobyl, l’apport des satellites d’observation, la mise en place de l’arche de confinement et l’évolution des technologies des satellites à très haute résolution, avec les autres satellites de la famille SPOT puis les satellites Pléiades, Pléiades Neo ou les satellites radar, construits par Airbus Defence and Space et exploités par Airbus Geospatial Products and Secure Connectivity.
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La grande roue de Prypiat, la ville la plus proche de la centrale Tchernobyl, vue depuis l’espace.
Extrait d’une image acquise par le satellite Pléiades le 27 mars 2016.
Crédit image : CNES / distribution DS
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L'arche assemblée avant son transfert au-dessus du réacteur 4 de la centrale de Tchernobyl,
vue par le satellite Pléiades le 27 mars 2016. Crédit image : CNES / distribution Airbus DS
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L'arche installée sur le réacteur 4 de la centrale de Tchernobyl. Image acquise par le satellite Pléiades
en décembre 2016. Crédit image : CNES / distribution Airbus DS
En savoir plus :
- La catastrophe nucléaire de Tchernobyl : 33 ans après, retour sur le rôle des satellites d’observation
- 30 ans après, la catastrophe de Tchernobyl et les débuts opérationnels des satellites SPOT
- La série d’articles sur Tchernobyl.
- Les autres articles du blog Un autre regard sur la Terre sur le rôle des satellites en cas de catastrophe majeure et sur les usages dans le domaine de la sécurité et de la défense.
- Les autres articles dans la catégorie « Rétroviseur, un peu d’histoire ».